Editorial
Pour que la France joue un rôle leader en Europe sur la longévité en bonne santé; faire en sortes que les seniors de demain soient à 80 ans ce qu’étaient les seniors de 60 ans il y a 10 ans.
Nous entrons dans une ère inédite : bientôt, un tiers de notre vie se déroulera après 60 ans. Une première dans l’histoire de l’humanité. Nos sociétés n’ont jamais été confrontées à un tel défi démographique.
Dans ce contexte, deux voies s’ouvrent à nous :
Saisir cette opportunité et développer un vieillissement actif, solidaire, productif et aidant. Ou, une catastrophe si cela nous conduit à une dépendance massive, coûteuse et déstabilisante pour notre système.
Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, bien vieillir signifie conserver ses fonctions pour continuer à faire ce qui est important pour chacun d’entre nous.
Une étude publiée dans Nature Aging par John Beard, co-chair du Sommet sur la Longévité, révèle également que les marqueurs de vieillissement observés à 70 ans aujourd’hui sont comparables à ceux de personnes âgées de 60 ans il y a seulement dix ans. Nous vieillissons mieux, et l’enjeu va bien au-delà de la santé individuelle. Toujours selon Nature Aging, retarder le vieillissement de seulement deux ans pourrait générer environ 21 000 milliards de dollars de bénéfice.
L’un des objectifs du vieillissement en santé : qu’un individu de 80 ans dans 10 ans ait la capacité intrinsèque d’un individu de 60 ans en 2017. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est une trajectoire crédible. C’est un levier économique majeur, avec un impact macroéconomique considérable. Ces constats mettent en lumière l’importance de repenser nos modèles économiques et de santé, face aux défis et opportunités que posent le vieillissement de la population.
C’est tout l’enjeu du Sommet de la Longévité 2026, à Paris : réunir 150 des plus grands décideurs, experts, chercheurs, professionnels de santé, scientifiques, directeurs d’établissements de santé et acteurs publics et privés, pour une ambition commune : unir nos forces et nos savoirs pour faire de la longévité en bonne santé une réalité pour tous. Pour cela, nous essayerons de répondre aux questions suivantes :
- Où en sommes-nous aujourd’hui des connaissances sur le vieillissement ?
- Qu’est-ce que la géroscience et quelles perspectives ouvre-t-elle ?
- Comment traduire l’avancée des connaissances issues de la géroscience en application concrètes médicale et sociétale ?
- Comment mesure-t-on l’âge biologique ? Et Quelles sont les perspectives pour prévenir ou traiter les pathologies liées au vieillissement ?
- Comment préparer et adapter notre système de santé et plus largement notre société à ces transformations majeures ?





